La luxuriante
végétation aquatique qui à
cette époque orne le bord des
étangs et des rivières, offre
à la carpe une nourriture riche
et variée, insectes et larves
aquatiques, mollusques,
écrevisses, crustacés… C’est
ce qui explique le long
itinéraire qu’elle effectue
chaque jour à la recherche de
nourriture. Elle est attirée
également par tous les postes
régulièrement amorcés par les
pêcheurs au coup, eux aussi
très actifs en cette saison.
A cause d’un
plancton très abondant qui
empêche les rayons du soleil d’atteindre
les couches profondes, l’été
l’activité subaquatique se
déroule principalement dans
les premiers mètres sous la
surface. Il n’est pas rare à
cette époque d’apercevoir une
carpe dans la pellicule. C’est
d’ailleurs le seul moment de l’année
où il devient possible de la
pêcher à vue, certains la
recherchent même à la mouche !
Les bons
postes
Même si par
rapport aux autres espèces, la
carpe semble être moins
sensible au manque d’oxygène
dans l’eau durant l’été,
elle aussi préfère les moments
de fraîcheur tôt le matin et
tard le soir aux heures les plus
chaudes.
Dans la journée, elle flâne
alors le long des berges
abruptes à l’ombre des arbres
surplombant la surface ou dans
les secteurs recouverts de
nénuphars.
En eau courante, elle va venir
se rafraîchir également sous
les chutes d’eau ou dans les
zones dessous les barrages. En
lac, elle va rechercher les
reculées et les arrivées d’eau.
L’amorce et
l’amorçage
S’il y a une
période de l’année où la
pêche de nuit se justifie
pleinement c’est bien l’été.
Il convient de réaliser un
sérieux amorçage chaque soir
deux heures avant le coucher du
soleil, à base de bouillettes,
de graines et de pellets.
Il est conseillé de préparer
à l’avance plusieurs montages
au fil soluble qu’il suffira,
une fois la nuit venue, d’accrocher
à la ligne soit après une
prise soit s’il s’avère
nécessaire de relancer.
Si la partie de
pêche est plutôt de courte
durée et s’effectue
uniquement la journée, il
convient d’adopter une
stratégie sensiblement
différente. L’amorce est dans
ce cas-là composée de farines
spéciales gros poissons, de
graines (maïs, chènevis et
lupin) et de bouillettes
cassées.
L’idéal est de débuter la
pêche au début de l’après-midi
en lançant sur le coup une
quinzaine de boules d’amorce.
S’il s’agit d’un poste
situé sur un parcours de nuit,
il est intéressant d’insister
jusqu’à minuit. Sinon, selon
la réglementation, il faut
quitter le poste 30 minutes
après le coucher du soleil.
Dans les deux cas, il convient
de réamorcer au moment du
départ pour le lendemain avec
une trentaine de boules.
Les jours
suivants, la pêche débute
très tôt, 30 minutes avant le
levé du jour. Inutile d’amorcer,
il suffit de lancer les lignes
avec des fils solubles sur les
montages. Après 10h, la pêche
s’avère peu fructueuse. Il
vaut mieux consacrer la journée
à d’autres activités et
reprendre la pêche à 19 h avec
un léger amorçage de quelques
dizaines de bouillettes.
Les appâts
L’été, pas
de problème de digestion pour
la carpe ! Elle mange beaucoup
et souvent car elle digère la
nourriture très vite. Au niveau
du choix des appâts, tout est
possible, même les plus
originaux !
Les graines comme le maïs et le
lupin, sont très efficaces mais
aussi les bouillettes dont la
taille doit être adaptée aux
poissons recherchés : 18-20 mm
pour le tout-venant, 24-26 mm
pour sélectionner les grosses !
Quant à l’arôme, le parfum
pêche donne de très bons
résultats.
Sur chaque canne peut être
installé un montage avec un
appât différent, par exemple
une canne avec du maïs, une
avec du lupin et deux avec des
bouillettes.
Une pêche
itinérante
La pêche peut s’effectuer
de façon traditionnelle, en
plombée ou de façon
itinérante, à vue, lorsque les
carpes se déplacent proche de
la surface. Sans amorçage
préalable, équipé d’un
matériel léger, le pêcheur se
déplace d’un poste à l’autre
et dès qu’il repère une
carpe, il lui présente l’appât
à bonne distance malgré tout
afin qu’il lui soit emmené
par un cheminement naturel,
poussée par le vent.
Une bombette
flottante ou un Buldo sert pour
maintenir la ligne en surface.
En ce qui concerne l’appât,
il est obligatoirement flottant.
Il peut s’agir d’une
bouillette flottante qu’il
convient d’escher sur l’hameçon
à l’aide d’un élastique qu’il
suffit de passer au centre de l’appât
avec l’aiguille !
Mais un simple morceau de pain
fait également l’affaire. Un
petit truc pour le faire tenir
à l’hameçon consiste à
utiliser du pain dur dans lequel
est pique l’hameçon, la
pointe sortant franchement. Le
pain est ensuite immobilisé par
une dizaine d’enroulements de
nylon fin, 10-12/100. En
gonflant au contact de l’eau,
le pain se retrouve emprisonné
par le nylon.
Des
précautions particulières sont
à prendre au niveau des
appâts. Il convient de
conserver les graines dans leur
eau de cuisson mais attention à
l’évaporation ! Les
bouillettes quant à elles
trouveront leur place dans un
sac à larges mailles qui sera
pendu si possible dans des
branches à proximité afin d’éviter
de faire le bonheur des rongeurs
de tout poil. Une glacière
pourra s’avérer utile pour
des graines comme le chènevis
qui peut tourner rapidement au
soleil et devenir répulsif.
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